Le salut
Publié le 14.01.2026
Aujourd’hui, le salut de l’escrimeur n’est plus qu’un geste bref, souvent exécuté sans élégance ni panache, parce que le règlement l’exige. Il n’en a pas toujours été ainsi.
Au XVIIᵉ siècle, dans les salles d’armes françaises, le salut était un véritable rituel. Avant de commencer les exercices ou d’engager un assaut, l’élève escrimeur devait s’y soumettre. Par ce geste codifié, il marquait son respect envers le maitre d’armes, son partenaire et le public, toujours présent lors des leçons. Le salut avait également une fonction essentielle : il imposait le calme, l’attention et une mise en place correcte, garantes de la sécurité.
Ces longs rituels n’ont plus leur place dans l’escrime sportive moderne. Mais en escrime scénique et artistique, ils retrouvent tout leur sens. Dans un contexte renaissance ou baroque, ces saluts participent pleinement au jeu, au style et au plaisir du public.
Cette petite collection rassemble des saluts issus de différentes époques, ainsi que quelques propositions plus récentes et parfois fantaisistes. Elle s’adresse aux comédiens-escrimeurs désireux de redonner à l’escrime ce qu’elle a toujours su offrir : grace, élégance et présence.
